Les Bourses retrouveront-elles leur niveau de 2007?

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Les Bourses retrouveront-elles leur niveau de 2007?

Message  vince72 le Mar 5 Oct - 18:15




L’incertitude tenaille les marchés boursiers. Quelles catégories d’actifs acheter et comment protéger au mieux son portefeuille? Treize experts vous répondent.


En observant le graphique des marchés boursiers des trois dernières années, on se rend compte qu’ils ne se sont pas encore remis de la crise financière. Aujourd’hui, les Bourses affichent encore un repli de 11% par rapport au début de la crise financière (septembre 2008) et de plus de 40% en comparaison avec le niveau du début de la crise immobilière américaine (juin 2007). Quand les Bourses retrouveront-elles ces niveaux?

Les avis des analystes interrogés sont assez unanimes : le niveau de septembre 2008 devrait être rattrapé dans un à deux ans. Il faudra cependant patienter davantage avant de revenir à ceux de 2007. "Patience… Il faudra encore attendre des années avant de revoir les niveaux de cours et de bénéfices de 2007", affirme Etienne de Callataÿ, de la Banque Degroof.

Peter De Keyzer (Petercam) partage cet avis: "Observez la production industrielle, l’emploi et les dettes publiques en 2007. Pour revenir à ces niveaux, il faudra patienter plusieurs années", annonce-t-il. Selon les analystes, les prévisions de croissance modérées sont le principal facteur à prendre en compte. "Sur base d’une croissance moyenne des bénéfices des entreprises de 7,5% entre 2012 et 2016, il faudrait encore attendre cinq à six ans avant que les actions occidentales atteignent de nouveaux sommets", a calculé Steven Steyaert d’ING Investment Management.

Actions à haut rendement
Par rapport au type d’actions à recommander, les analystes sont sensiblement du même avis : "Les actions à haut rendement devraient redevenir un thème important. Les rendements de dividendes excèdent largement le taux à long terme. Aux États-Unis, ils ont déjà atteint les plus hauts niveaux depuis le début de l’année", observe Gert Bakelants de L’Investisseur. Il prévient cependant qu’il est essentiel de s’attarder sur le caractère durable des versements de dividendes.

Geert Ruysschaert (BNP paribas Fortis) pointe du doigt les marchés émergents, selon lui principal moteur de croissance. "À l’avenir, la croissance sera rare et donc particulièrement intéressante. Les actions qui offrent cette croissance et ne sont pas inondés de dettes constituent pour nous une opportunité. L’exposition aux économies de l’Asie du Sud-Est et de l’Amérique Latine contribue pour beaucoup d’entreprise à la croissance", explique-t-il.

Ce n’est donc pas à un hasard si les analystes mettent en avant 5 actions défensives dans le top de leurs préférences en matière d’actions belges. Il s’agit de Telenet, Solvay, Belgacom, GBL et AB Inbev.
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vince72

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Suivre les indices, une bonne idée?

Message  vince72 le Mar 5 Oct - 18:16


La popularité des fonds indiciels cotés en Bourse, ou trackers, augmente à vue d'œil. Mais pourquoi manquent-ils de plus en plus souvent leur objectif, à savoir, suivre fidèlement leur indice de référence?

netto) - Les Trackers ou Exchange Traded Funds (ETF) combinent les propriétés d'une action à celles d'un fonds de placement. Ces fonds sont cotés en Bourse; vous pouvez donc les négocier à tout moment de la journée. En achetant un tracker, vous mettez en outre la main sur un portefeuille diversifié (actions, obligations, matières premières et autres...) La composition précise du portefeuille dépend de l'indice de référence dont le tracker vise à copier la performance. Les fonds indiciels sont l’un des grands succès de ces dernières années. Le montant total investi dans les fonds indiciels cotés en Bourse a franchi le cap des 1.000 milliards de dollars (777 milliards d’euros) en 2009. Aux États-Unis, le nombre de trackers disponibles est passé de 95 à plus de 900 en l’espace de dix ans. Dans le même temps, l’actif investi passait de 71 à 750 milliards de dollars.

Hélas, le succès des trackers a aussi des effets secondaires plus pernicieux. Plusieurs études démontrent que l’erreur de réplication moyenne de trackers a sensiblement augmenté ces dernières années. L’erreur de réplication (tracking error) mesure l'écart entre les performances du fonds et celles de l’indice de référence. Selon la société de Bourse Morgan Stanley, la marge d'erreur moyenne des ETF américains atteignait 1,25% en 2009. En 2008, elle ne dépassait pas 0,52%. Une étude de Robeco montre que les trackers européens affichent en moyenne des performances inférieures de 0,5 à 1,5 point à leur indice de référence. Il faut donc s’interroger sur l’origine de cette marge d'erreur et, surtout, sur les facteurs à prendre en compte lors de la sélection d’un tracker.

1. Frais
L'incapacité des trackers à suivre exactement l'évolution de l'indice est largement imputable aux frais. Le ratio des frais totaux de 0,3% facturé en moyenne par les trackers signifie que le rendement du fonds sera chaque année inférieur de 0,3% à celui de l'indice de référence. Les frais se composent essentiellement les frais de gestion et de transaction.

Des frais d'optimisation des portefeuilles peuvent aussi être portés en compte. Ils apparaissent lorsque les trackers décident d'intégrer des produits dérivés dans le portefeuille pour garantir un meilleur suivi de l'indice. C’est notamment le cas lorsqu’un indice compte beaucoup de membres ou lorsque certains d’entre eux sont trop peu liquides: au lieu d’acquérir toutes les actions sous-jacentes, le tracker se contentera alors d'un panier d'actions. Il cherchera ensuite une contrepartie désireuse d’échanger la performance du panier contre celle de l'indice. L'opération s'effectuera par le biais d'un swap. Cette méthode est souvent utilisée pour les grands indices (comme le MSCI World): l'indice compte plus de 1.800 membres, mais certains trackers se limitent à 700 et affinent leur suivi par une stratégie d'optimisation.

2. Composition de l’ indice
Tous les émetteurs de trackers ne sont pas adeptes d’une stratégie d’optimisation. Certains acceptent qu’il soit impossible de suivre parfaitement l’indice de référence ou jugent une stratégie d'optimisation trop coûteuse. Ils investissent dès lors dans un fonds d'actions aussi proche que possible de la composition de l'indice.

D’après une étude de Morgan Stanley, les trackers les plus susceptibles de s’écarter de leur indice de référence sont ceux qui se greffent sur des indices sectoriels (matières premières ou d'obligations). Le Vanguard Telecom Services ETF présente l’une des erreurs de réplica-tion les plus importantes. Pourquoi? Le poids d’AT&T dans le MSCI US Investable Market Telecommunications Services Index, son indice de référence s’élève à 49%. Or, la SEC, l’organe de surveillance de la Bourse américaine, refuse que le poids d’une action individuelle dans un portefeuille dépasse 20%. Le tracker en a bien profité en 2009: les mauvaises performances de AT&T lui ont permis d'afficher un rendement supérieur de 17% à celui de l'indice.

3. Liquidités
Il faut tenir compte du spread, soit la différence entre le cours acheteur (cours auquel les investisseurs acceptent d'acheter l’action), et le cours vendeur (cours auquel ils sont d’accord de la vendre). Depuis le début de 2010, les 487 trackers recensés sur Euronext s'échangent à un spread moyen de 55 points de base. Cela signifie que les investisseurs qui achètent et vendent rapidement peuvent perdre 0,55% de rendement compte tenu de l'absence de liquidité. Pour 74 trackers cotés sur Euronext (15% de l’offre), la différence entre le cours acheteur et le cours vendeur dépasse 1%.

4. Dividendes
De nombreux trackers versent un dividende chaque année, voire plusieurs fois par an. Ce dividende est cependant soumis à un précompte mobilier. Comme à peu près tous les trackers disponibles en Belgique sont d'origine étrangère, de nombreux dividendes sont même doublement imposés. En raison de cette double imposition, le dividende net représente parfois à peine plus de la moitié du dividende brut. Cela signifie qu'il est très difficile de suivre exactement l'indice, dividendes compris.
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